28/12 Audax vers le St Clair à Sète

Conte d’après Noël de Marcel.

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Avertissement

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

 

Visite au chanteur poète,  Brassens.

Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu'ils entendent cet appel là.
 « En route tous !!! Allez on y va !!! Vers ce diable de Sète, ce Mont là-bas !!! »

 Y avait René la Taupe, le chef prodige, Patrice le Prince Electriseur, sans Christophe

le Fossoyeur, Néné Requin, Marcel l’Angoisse qui déjà, n’avait plus d’ongle,

manquaient  Benji, Juju, la Guêpe, Kiki Panzer, Bébé Tigre, Casimir

et bien d’autre encore, sans doutes trop stressés par cette longue traversée.

Qui venait du nord de l’Italie, le Grand Condor de Lombardie, Gégé et sa petite Gallinette,

y avait aussi Ghislain Bouteille, Gobelet son fils Bien Aimé.

Il se dressait au fond, là-bas ce monstre de St Clair, impitoyable, et redoutable.

On se réchauffe on se motive on s’allume aussi, quelques innocents grincent des dents.

L’heure approche, le départ bientôt, va être donné, tous ont hâte de filer.

Faudra dix bornes pour se trouver et poursuivre ce long chemin, enfin grouper.

On pêchera un Barbaira,  imposant molosse aux cœurs tendres et quelques autres,

 Le grand Roger, des invités, Pierre le Retrouvé et Henri dans sa calèche pour nous aider

Tous pressés d’en découdre avec ce Mont infranchissable, suite à 80 bornes de bagarre.

Dans ce groupe là, y avait d’l’amour, des souvenirs, des joies, des larmes, de l’amitié.

Que restera t il de tous cela après ce périple, cette longue chevauchée.

Après les peines, après les doutes, après les crampes, les coups fourrés, les coups tordus.

Voilà la pente tend attendue.

Des jambes moles il en tomba, des ambitions il en coula, des coups de bluff il s’en monta,

Ses plumes son ramage, le grand et fier Ara de Saxo Bank, il y laissa.

Dans le goudron tête baissée,  les cornes de la Chèvre finirent par s’y planter.

Sur cette pente, le gros Condor ne put même pas décoller.

En vrais costaux, Néné Requin, Pat l’Electriseur, Gégé, sa Gallinette Cendrée

 2  voltigeurs passèrent l’épreuve les doigts dans nez.

Sur cette montée, quelques poumons,  jambes brisées,  souffles perdus, on put trouvée.

Enfin là-haut avec, boissons sucrées, gâteaux fruités cafés chauds, tartines d’allumades,

et calembours, furent servis dans la plus grande rigolade.

.

Et maintenant direction la Cathédrale salvatrice.

Mais que reste t il dans nos nourrices ???

Alors on joue à sauve qui peu, à sauve les meubles, à faire le mort, à faire le rat.

De l’arrivée, plus on approche, moins il en reste dans nos poches.

Par le vent, les kilomètres, et quelques jeunes allumés, on fut dévalisé.

Jambes brisées, poumons froissés, crampes et dos cassés, c’est pas la panacée.

Sucer les roues, jouer futé, jusqu’à Fleury, il faut ruser

De Pat le Dézinguer et quelques ratagas affamés, faut se méfier.

C’est là qu’ils vont tous, nous démonter.

René la Taupe, impassible rase motte, jamais ne laisse rien paraître.

L’Angoisse, après ses ongles, à ses phalanges, il va bientôt s’attaquer.

A Portiragnes, avec son équipage on vient de perdre, la Niña

A Sérignan, la  Pinta aussi, fut engloutie.

A Lespignan, la Santa Maria perdit ses mats et sa voilure.

  

De ce Fleury tant redoutée, sur le radeau de la Méduse, quatre rameurs et deux suiveurs,

avaient fini par s’échapper.

A Pierre le Ressuscité, au grand Ara de Saxo Bank, la Chèvre requinquée,

Pat, Serge et Ghislain,  encore bien frais, va falloir s’agripper.

Ensemble, et jusqu’à la Citée, enfin ouvrir les portes, ils allaient, au reste des rescapés.

 Avec grande soif on y est arrivé. Soif de se raconter, de se vanter,

de se moquer, d’en rigoler, après cette folle traversée.

Dans la plus grande et la plus vrais des amitiés, tous on va se féliciter.

On casse, on scie, on rasségue, on prend des vestes, des allumés,

Chez l’Audax c’est inné, on ne peu pas s’en empêcher, si non « fallait pas signer ».

Et maintenant vient l’heure de bouffer, de trinquer, merci à tous on s’est bien régaler.

 

Signé : L’Angoisse déganté qu’a bien besoin d’récupérer. Marcel

  • Le départ
    Le départ
    tous le monde motivé...
  • bis le départ
    bis le départ
    encore le sourire..
  • La pause ....
    La pause ....
    Claude regarde le st Clair
  • sortie de Lespignan
    sortie de Lespignan
    le condor en tête....
  • La piste vers le Mont
    La piste vers le Mont
    sable te ciel bleu